Dimanche 4 janvier 2009
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"Les liaisons dangereuses"
Ce livre de Laclos est vraiment époustouflant de par la finesse avec laquelle est manié le vocabulaire et la par parfaite tournure de l’intrigue
Sous forme de roman épistolaire, les libertins de Laclos nous offrent les secrets de leurs intrigues dans des termes ironiques et piquants au détriment de leurs
victimes.
L’action se déroule au 18e siècle, dont l’écrivain était contemporain, et met en scène les rois du détournement des mœurs étriquées de l’époque.

Je vous conseille l’édition « Folio de poche » avec les illustrations de C.Monet et Mlle Gérard. Il est toujours agréables
d’allier une petite gravure à une scène atypique. De plus les notes sont précises, intéressantes et perspicaces. Vous y trouverez de même de nombreuses références à d’autres livres dans le même
genre.
ISBN : 978-2-253-00401-1
Résumé : La jeune Cécile Volanges quitte son couvent pour faire l’apprentissage du monde et épouser le conte Gercourt, mais une de ses parents, la
Marquise de Merteuil entend profiter de ce projet de mariage pour venger une infidélité que lui a faite autrefois Gercourt. Elle charge donc son complice, le vicomte de Valmont, de pervertir
Cécile avant ses noces. Mais loin de Paris, Dans le château de sa vielle tante, Valmont s’est de son côté mis en tête de séduire la dévote présidente de Tourvel...
* Qui est Choderlos De Laclos
(1741-1803) ?
Né à Amiens dans le nord de la France d'une famille de petits nobles, Laclos se destine à la carrière militaire dès 1759. Mais il s'ennuie beaucoup dans cette vie
militaire qui ne le mène à rien. Il écrit alors un roman pour chasser l’ennui. Il termine les "Liaisons dangereuses" en 1781.
En 1788, Laclos se joint aux nobles libéraux et entre au service du duc d'Orléans, Philippe Egalité, qui était contre le roi. En 1790, il entre au Club des Jacobins
et finit général sous Napoléon en 1799 avant de mourir en 1803 pendant la campagne d'Italie.
Par Vespertine
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Dimanche 4 janvier 2009
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Probablement une des représentations de Vénus que je préfère. J'aime les couleurs
utilisées ici avec douceur, les formes généreuses de ce corps réaliste, ses cheveux soyeux plongés dans l'écume frémissante des vagues. Les anges me laissent parfois perplexe, mais ont
toujours faillit sous la pureté de cette Vénus. Le velouté du trait rend son corp lisse et fondant presque appétissant mais toujours aussi inaccéssible.
Il existe dans
cette toile des détails intéressants qui donnenr toute une complexité au thème : comme le sourire en coin de la Vénus, et son regard à demi clos qui fixe discrètement un des anges,
ce qui lui donne un air légèrement lubrique. Quant à l'ange dont ont vois le regard se poser sur elle, lui, a les yeux plus sombres que tous les autre. Ils semblent partager une sorte de
complicité mêlée de séduction. Ou bien est-elle tout simplement satisfaite de voir ses anges protecteurs ?.
Zoom >
* Critique de Théophile Gautier (à propos de la Naissance de
Vénus) :
... "Son corps divin semble pétri avec l'écume neigeuse des vagues. Les pointes des seins, la bouche et les joues sont teintées d'une imperceptible nuance rose ; une
goutte de la pourpre ambroisienne se répand dans cette substance argentée et vaporeuse".
(Théophile Gautier, Le Moniteur Universel, 13 juin
1863)
* Qui est Alexandre Cabanel ?
Peintre Français du 19eme siècle, considéré comme l'un des grands peintres académiques du Second Empire, il est élue membre de l'aadémie des beaux arts de 1868
à 1888. Son évolution le même à s'inspirer de thèmes romantique telle Albaydé inspiré pas un poèmes des Orientales de Victor Hugo.
Par Vespertine
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Publié dans : Peintures / dessins
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Dimanche 4 janvier 2009
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[ dessin de Laurie Lipton (link+) ]
Il y a des fantasmes bien difficiles à gérer.
La pédophilie suscite bien de la haine. Ces hommes qui violent des enfants ... qu'existe-t-il de plus immonde et d'intolérable que de pervertir l'innocence si
précieuse. Cette perversion n'est pas celle du Vicomte De Valmont envers la jeune Cécile Volange, mais celle du viole, de la souffrance, de l’humiliation, de la dégradation. Une déchirure
physique et psychologique irréparable.
Ce sont de grandes mains qui entourent les cuisses d’une enfant, des cheveux grisonnant qui frôlent une peau douce immaculée, une bouche d’homme qui embrasse des
lèvres de fillette, un jupon de dentelle qui se déchire, et des hurlements de douleurs qui accompagnent les râles de plaisir d’un monstre se réjouissant de ses atrocités.
Et pourtant si on réfléchis sont-ils réellement l'auteur de leur fantasme ?
Des hommes aiment les grosses poitrines, des femmes les hommes musclés, d’autres fantasment sur les talons aiguilles, certains ne peuvent jouir sans se mordre ou
être mordu ... cela personnes ne leur reproche rien. Comme l’homosexualité ou le fétichisme ne se commandent pas, la pédophilie n‘est pas un choix. Ils sont aussi victimes de leurs attirances
sexuelles.
Je ne cautionne absolument pas ces actes de barbarie, et suis parfois tentée d’en trancher plus d’un de mes propres mains, mais je m’interroge. Il est sûr que
certains ne se privent pas de faire du mal, et y prennent même du plaisir alors que d’autres font tous les efforts du monde pour ne pas céder à leurs pulsions. C'est
à ceux là que je pense.
Mettons de l’eau dans notre vin ; la haine, l’incompréhension et le dénie ne soigneront pas cet dérive sexuelle portée comme un fardeau par celui qui la développe
involontairement.
Par Vespertine
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Publié dans : carnet de bord & réflexions
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Dimanche 4 janvier 2009
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01:15
J'ai souvent dessiné cette jeune femme touchée par la grâce, et n'est jamais réussi à la transmettre.
Ces cheveux qui suivent le vent. Son regard léger qui semble effleurer avec une certaine appréhension l'objet de sa curiosité. Son joli nez retroussé. Son cou et sa gorge si fraiche, et puis
sa bouche surprise... quel délice. Elle est si réellement esthétique.
Par Vespertine
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Lundi 22 décembre 2008
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Un jour De Musset écrivit Gamiani (ou deux nuits d'excès). Je vous laisse constater la beauté et la puissance avec laquelle ce roman est écrit. On s'y
croirait !
« Je m’agitais lubriquement sur ma couche ; je m’élevais sur mes jambes et mes mains, secouant frénétiquement mon glorieux
priape. Je parlais d’amour, de plaisir, dans les termes les plus indécents : mes souvenirs classiques se mêlant un instant à mes rêves, je vis Jupiter en feu, Junon maniant sa foudre ;
je vis tout l’Olympe en rut dans un désordre, un pêle-mêle étranges après, j’assistai à une orgie, une bacchanale d’enfer : dans une caverne sombre et profonde, éclairée par des torches
puantes, aux lueurs rougeâtres, des teintes bleues et vertes se reflétaient hideusement sur les corps de cent diables aux figures de bouc, aux formes grotesquement lubriques.
Les uns, lancés sur une escarpolette, superbement armés, allaient fondre sur une femme, la pénétraient subitement de tout leur dard et lui causaient l’horrible convulsion d’une jouissance rapide,
inattendue. D’autres, plus lutins, renversaient une prude, la tête en bas, et tous, avec un rire fou, à l’aide d’un mouton, lui enfonçaient un riche priape de feu, lui martelant à plaisir l’excès
des voluptés. On en voyait encore quelques-uns, la mèche en main, allumant un canon d’où sortait un membre foudroyant que recevait inébranlable, les cuisses écartées, une diablesse
frénétique. » (Alfred de Musset, Gamiani ou deux nuits d’excès).
Pour en savoir plus sur cette oeuvre
: D’après Vital Puissant, Notice anecdotico-bibliographique sur le « Gamiani » d’Alfred de Musset, précédée de sa
biographie et suivie d’un extrait des Mémoires de Céleste Mogador par Ph. J. G. B., bibliophile, Éd. Gaillard et Legay, Paris, 1874, pp. 9-18
Par Vespertine
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